Comme le dit l’adage, « nous sommes tous dans la même tempête, mais nous ne voyageons pas dans les mêmes bateaux. »2020 aura été l’année où le monde s’est confiné. Rester chez soi et faire des visios est devenu la nouvelle façon de sortir. Et pour une partie de notre communauté, le confinement a été décrit comme « un cadeau » – une occasion d’aller plus en profondeur, à travers la créativité et des pratiques de pleine conscience. Mais certainement pas pour tout le monde !Voici l’histoire de ce qui a permis à 63 personnes de garder la tête froide dans 16 villes et avec des niveaux de revenus très variables. C’est l’histoire de ceux qui ont et de ceux qui n’ont pas.Notre récit « méta » du confinement – notre thème général – est que celles et ceux aux revenus modestes, dans les régions défavorisées du monde, ont vécu une expérience complètement différente de ceux qui vivent dans de grandes maisons bien équipées.Distanciation sociale et fracture numériqueLa distanciation sociale, c’est de la division sociale. Le concept même de distanciation est un luxe que les habitants des Zones Rouges de Mumbai ne peuvent tout simplement pas se permettre ! Ils vivent avec toute leur famille élargie dans de petites maisons et partagent les sanitaires. Impossible de garder ses distances. Ils s’installent plutôt sur le pas de leur porte tous les soirs pour discuter avec leurs voisins tout près les uns des autres. Cela les aide à se sentir mieux. Certains d’entre nous ont eu de la chance : nous avons vécu un confinement agréable, avec plus de temps pour l’introspection – notre vie habituelle s’est mise en pause pendant que nous peignions, lisions et développions vraiment notre créativité, en faisant tout ce que nous avions toujours voulu faire, de la restauration de meubles au perfectionnement du crochet ou à la découverte de nouvelles recettes. Nous avons eu le temps de réfléchir à nos vies et de travailler sur nous-mêmes. D’aller plus loin dans le yoga et la méditation, en gravissant la pyramide des besoins de Maslow vers l’épanouissement spirituel. Beaucoup d’entre nous ont pu télétravailler sur leur ordinateur, en sécurité dans le confort désinfecté de leur salon. Mais beaucoup d’autres, non. La fracture ici est en partie numérique – pas tant l’accès à Internet, puisque la plupart des citadins indiens ont un téléphone portable avec des données illimitées – mais plutôt la façon dont on l’utilise : produire et interagir, plutôt que simplement consommer du contenu gratuit. Ceux qui ne faisaient que consommer se sont souvent ennuyés et démotivés à la maison. Qu’est-ce qui a remonté le moral de tous pendant le confinement ?Tous niveaux de revenus confondus, c’est la famille et l’amour, l’amour, l’amour… les Beatles avaient raison. Il s’agit de l’amour entre familles élargies, communautés locales et collègues. De l’amour pour les enfants et les animaux de compagnie. Pour Poornima, c’est son chat, pour Stefano, sa petite fille, pour Nivedita, son petit-fils. Pour Nemat, ce sont ses 2 enfants et pour Sandhiya, son fils. L’autre grand fil rouge qui a fait tenir les gens, c’est la religion et la prière. Avoir en quoi placer sa foi. Et l’environnement. Ceux qui pouvaient être hors de la ville et dans la nature se sont sentis chanceux. Cela allait bien au-delà des revenus. Vive la nouvelle normalitéNous vous saluons, chère communauté. Nous sommes constitués de celles et ceux qui
Chaque personne dans ces récits nous a inspirés par son positivisme et sa générosité d’esprit. Nous repenserons tous à ces expériences dans les années à venir, aux changements massifs que nous avons traversés ensemble, peut-être le plus grand bouleversement de toute notre vie. Si colossal qu’il faudra des années pour l’assimiler. La nouvelle normalité, c’est la prochaine étape de notre façon de vivre avec le virus. Là où nous apprenons à vivre autrement avec nous-mêmes. Note positive : le changement arrive. Certaines des plus grandes marques mondiales de mode se sont engagées à réduire le nombre de collections annuelles. Nous saluons cela. Le coronavirus va-t-il vraiment changer le monde ?La gentillesse et l’empathie auront-elles un impact plus durable que la récession et les pertes d’emplois ?Le vrai message est-il l’amour ?Dites-nous quelles ont été vos expériences et comment elles ont façonné votre vision du monde à venir.Lisez toutes nos histoires de confinement sur Instagram ou Facebook ! Suivez-nous pour rester en contact.– Écrit par Niki Gomez |